La conchyliculture dans la Manche, c’est aussi l’élevage de la palourde ! Cette troisième perle de la conchyliculture régionale et le site qui l’abrite Chausey, justifient la demande des professionnels d’initier un nouveau suivi conduit par le SMEL.
L’élevage de la palourde : La Vénériculture
L’élevage de la palourde japonaise Ruditapes philippinarum, a été introduit en France entre 1972 et 1975 par la SATMAR, qui a implanté cette culture sur l’archipel des Iles Chausey en 1989 ; une vingtaine d’année après l’installation des élevages de moules et quatre ans avant l’installation des huitres.
Chausey, un site remarquable classé Natura 2000 en 2005
Constitué d’une cinquantaine d’iles présentant une diversité paysagère reconnue, il est soumis au régime des marées parmi les plus importantes d’Europe (marnage 14m) laissant ainsi découvrir de larges espaces sableux.
Sur les 1913 ha de la zone intertidale de l’archipel dont 1229 ha de sédiments meubles, la surface totale dédiée aux activités aquacoles est d’environ 81 ha dont 34 ha pour la mytiliculture, 9 ha pour l’ostréiculture et 38 ha pour la vénériculture (source DDTM50).
PARADIS, Pérenniser l’Activité palouRde à ChAusey : Définir des Indicateurs de Suivi
La gestion de cet espace d’élevage nécessite d’allier préservation et développement économique. Depuis 2007, le Conservatoire du littoral en est le co-gestionnaire, délivrant pour sa part les Autorisations d’Occupation Temporaire (AOT), avec la DDTM qui délivre les autorisations d’exploitation des cultures marines.
Il est nécessaire dans ce contexte de mettre en place un suivi d’indicateurs pertinents contribuant à une meilleure connaissance de la croissance des palourdes tout en intégrant des paramètres environnementaux tels que la présence du vers tubicole Lanice conchylega.
A la demande de la profession (CRC), le SMEL initie ce programme (PARADIS) de Mars 2015 à Mars 2018, en collaboration étroite avec les vénériculteurs et les gestionnaires. Ce nouveau suivi des palourdes en élevage vient compléter le panel des réseaux conchylicoles développés par le SMEL.
Comité scientifique et technique
SATMAR, SCEA de Plate Ile, SMEL, CRC Nomrandie Mer du Nord, GEMEL
Comité de pilotage
CST “PARADIS”, DDTM50, DREAL, Ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Conservatoire du littoral, Conseil Général de la Manche, Conseil régional de Basse Normandie.